Ecrithérapie.

Ecrithérapie.
Je ne sais plus très bien où j'en suis. Enfin, peut-être que je ne l'ai jamais réellement su après tout. Bien sûr, il y a la musique, il y a l'amitié, la famille, il y aura probablement un jour l'amour. Je sais ce qu'il y a eu avant. Je ne sais pas ce qu'il y aura après. Qu'adviendra-t-il de tout ce qui est, est-ce que tout va disparaître, se transformer, échouer, s'effacer... Est-ce que tout recommencera ? Sera-ce en mieux, ou en pire, ou alors est-ce que cela sera pareil ? L'avenir est aussi indomptable qu'un animal sauvage et aussi imprévisible que le vent. Enfin, quoi de plus normal que de ne pouvoir deviner demain. Mais le plus bizarre, c'est qu'aujourd'hui non plus je ne sais ce qu'il est. Oui, je ne comprends plus très bien.
Je sais putain ! Je sais.
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# Online seit Dienstag, 29. Dezember, 2009 um 17:18

Qui voudra lira, et qui voudra comprendra.

"Ecrire un nouvel article", après tout pourquoi pas. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit ici, ni peut-être écrit pour moi d'ailleurs. Pour dire où j'en suis tout ça, c'est dommage, je sais que ça m'a toujours aidée à relativiser. Peut-être que chaque fois que j'arrive à prendre ma plume pour mon plaisir propre je cherche les rimes afin de les reprendre un jour où je trouverai une mélodie capable de les porter (en admettant que je sais le faire). Oui, c'est vrai c'est dommage, vraiment. Moi qui passais tant de temps à rechercher la 'bonne' photo, la retoucher, la signer, et l'apposer au dessus ou sous un texte que je trouvais adapté.
Faire un bilan ne serait peut-être pas une mauvaise chose. En plus ici, aucune contrainte de qui lira ... ça sera soit des amies qui passent de temps en temps, soit un pur hasard, à quoi bon ... je n'ai plus envie d'écrire pour être lue, on verra bien.
La Musique me comble, et m'apporte avec elle l'amitié la plus innocente qu'elle soit. Oui, le hasard, ou une force supérieure a fait se croiser des chemins. L'enthousiasme qu'éprouvent les gens pour nous, le soutien, l'attention portée à notre égard me dépassent, et les sensations que j'ai découvertes sont, pour ainsi dire, transcendantes (reste d'une notion de philo ?!). Tout cet univers positif n'est assombri ni par le stress, ni par le travail à fournir, et cette détermination à approcher l'inaccessible Perfection. C'est tourbillonnant, ça m'entraîne hors du temps, de tout ce qui peut arriver, mais je garde les pieds sur terre, et parfois j'ai peur. Oui j'ai peur, parce que tout ça nous arrive alors qu'on voulait juste se faire plaisir, j'ai peur qu'un jour, on soit déçu d'un rien, et pourtant, ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus parce que je sais qu'avec toute la confiance qu'on a les unes pour les autres on se raisonnera et on saura profiter de ce qu'on a. Non, ma plus grande peur reste un vertige, une peur du vide. Oui, si tout cela s'arrête... Tant le groupe que cette amitié. J'ai peur de m'être encore une fois trop accrochée, moi qui tiens à ma liberté je me suis encore faite avoir. Oui j'ai peur du vide. Du vide qu'il y aura quand ce bonheur aura disparu. J'ai peur que ma passion si pure pour la Musique perde de sa saveur si vous n'êtes plus là, j'ai peur de ne pas réussir à combler le vide que vous laisserez dans ma vie, dans mon c½ur et dans ma tête. Les notes qui ne trotteront plus avec vos rires et l'image de vos sourires. Et les messages qu'on s'envoie tout le temps. Qui d'autres que vous pourra supporter ce lien ? J'ai parfois l'impression que je n'ai que vous. Bonheur suprême pour n'avoir la sensation que de priver ma famille de ma présence quand je suis avec vous, mais je vacille rien qu'à l'idée de n'avoir 'que' vous, dans le sens où peut-être que j'ai détourné les yeux d'autres que vous pour ne voir que vous et que je finirais, irrémédiablement et indéniablement (oui je pèse chacun de mes mots), seule. Cette idée devient de plus en plus redondante chez moi, et j'ai bien peur que rapidement je ne serais plus capable de nouer une quelconque relation avec quelqu'un. Oui, c'est cela, je ne dois pas être assez douée pour ça. D'un côté j'ai des amies qui me donnent tout, pour qui je donnerai tout aussi mais qui ne me le demandent pourtant pas, alors que de l'autre, je donne plus ou moins tout, et on m'en demande encore. Un jour j'apprendrai à dire "Tu m'en demandes trop", et j'ai bien peur de savoir déjà qui aura le droit à cette remarque, et c'est à mon plus grand regret puisque je suis partagée entre douleur, haine, impression de trahison et tristesse. Oui, oui, mesdemoiselles méfiez-vous des personnes à qui vous confiez certaines choses que vous espérez, vous pourriez très bien retrouver ces choses approximativement dans les bras de la personne qui vous encourageait à les espérer. J'arrêterai là sur ce sujet, qui voudra, comprendra.
Sur ce, j'ai juste envie de dire Ta Gueule, puisque visiblement il n'y a que sur moi que j'arrive à exprimer ma haine (et oui, trop gentille cette petite, ou bien trop naïve ... Enfin ce qui est sûr et confirmé : TROP BONNE, TROP CONNE !), finalement, ça m'a aidé à relativiser d'écrire là, et le fait de me demander si je vais publier aussi m'oblige à utiliser un certain tact, c'pas mal !
Je vais aller plonger dans ma lecture du dernier Marc Lévy en oubliant ma vie, ah, cet homme au moins sait me satisfaire et m'ennivrer !
Qui voudra lira, et qui voudra comprendra.

# Online seit Freitag, 25. Dezember, 2009 um 18:25

«On ne peut pas être ronde dans un monde carré.»

«On ne peut pas être ronde dans un monde carré.»
Je suis GENIALE*.
Je mange trop, je fume trop le week-end, je bois trop le week-end, je ne travaille pas assez, j'essaye de chanter mais j'ai perdu ma voix, j'arrive à ne pas jouer de guitare certaines journées, je n'ai pas envie de parler, je mens, je fais semblant, je joue la comédie et je dis que tout va bien, j'étais trop attachée à des gens, je n'arrive plus à travailler sans cet esprit de solidarité auquel je dois mon Bac et mon BAFA, je m'ennuie alors que j'ai des tonnes de boulot, je grignote trop, je fais croire que je gère, je parle trop ou pas assez, je me retiens de pleurer, j'ai des fourires la plupart du temps nerveux, je les aime un peu trop, je suis un peu trop nostalgique, je ne regarde pas devant moi, je regarde par terre, je suis un peu trop dans mon monde, je veux un peu trop devenir solitaire sans y arriver fondamentalement, j'hésite, j'ai peur de la fucking araignée dans ma salle de bain, je manque un peu trop de sommeil mais je n'arrive pas à dormir assez, je suis tout le temps à l'Ouest, j'ai loupé un cours de Guitare alors que c'est un de mes moments préferés, je me foire aux repetes parce que je suis trop heureuse d'un coup et pas assez concentrée, je conduis n'importe comment à cause de ces vieux chauffards, je deviens une bâtarde impolie et hermétiquement fermée dans son casque dans les transports, j'essaie de sourire et je me prends des crampes, j'ai le droit à des vieilles reflexions, j'ai envie de tout claquer, j'ai envie de partir loin, j'en ai marre d'avoir trop chaud puis trop froid, d'avoir toujours mal à la tête, envie de pleurer sans y arriver, mal aux épaules, au cou et au dos, j'en ai assez d'écrire toute la journée, j'en ai assez de ne pas voir ma famille tous les jours, et d'avoir des récits catastrophiques de la semaine des enfants, j'en ai marre d'essayer d'être un exemple qu'ils ne suivent pas, j'en ai assez que chaque moment de complicité soit suivis d'une connerie, j'en ai marre de n'être interessée par personne, d'être frustrée et coincée sur cette histoire qui était pourtant dénuée de sens dès son commencement, je n'aime pas les gens interessés mais en suis entourée, ni les profs qui veulent nous soulager avant les partiels qui décident donc TOUS de nous bombarder avant,
je n'arrive à rien, vraiment à rien du tout.
*Ceci est de l'auto-persuasion.

# Online seit Dienstag, 13. Oktober, 2009 um 16:53

I try to hold my breath, to let me fall again, but the memory of your smiling faces keep me from darkness.

I try to hold my breath, to let me fall again, but the memory of your smiling faces keep me from darkness.
Que le temps passe lentement quand on attend quelque chose ...

Tout est dans l'image : nostalgie, solitude, beauté d'un monde trop grand face à ce petit moi.

# Online seit Dienstag, 15. September, 2009 um 15:29

Il y a des choses que l'impitoyable temps semble épargnées, pourtant.

[Il est difficile de changer de vie, du jour au lendemain. Même si ce n'est pas sans préavis, qu'on le sait, on ne peut jamais imaginer ce que ça sera. Parce qu'on n'est pas devin... Parce que la vie nous réserve des surprises, parce qu'on est pris dans un tourbillon de nouveauté et que ça a ses bons comme ses mauvais aspects, et que la vie en reste pourtant fabuleuse quand on la regarde. Et parce que moi, qui aime tant les gens, et qui aimait croiser 'mes' gens, je savais qu'ils ne m'appartenaient pas mais je savais qu'un de mes sourires, ou que ma vue marchant en rythme dans la rue les faisait sourire, et même si je ne les recroisais jamais, je me sentais quelqu'un. Mais aujourd'hui, aussi anonyme que je sois dans la foule, et je sais que ça me blessera parfois, que ça remuera le couteau dans la plaie certains matins, et certains soirs, et que ça me fera décrocher ces larmes que je ravale tant bien que mal ; mais je sais qu'aujourd'hui, cette anonyme que je suis, qui aime les gens, peut les observer à sa guise puisqu'elle est transparente ... Jusqu'à ce qu'un quelqu'un, se détache de ce lot informe et grisâtre de la foule pour un centième de seconde, et m'esquisse un sourire. Alors là, je sens mon coeur battre, et je souris. Je souris pour remercier cette personne de m'avoir confiée cet infime sourire qui me rend vivante. Et puis, il y a l'espoir que quand je rentre rien n'aie changé, et que les personnes soient les mêmes, et cet espoir immense de retrouver ces moments de joie, qui me font pleurer parfois parce qu'ils sont trop loin et qu'ils s'effacent dans ce brouillard Haut-de-Seinois. Et pendant trois jours je retrouve ça, le temps d'un week-end, infime parenthèse qui sera bientôt troublée par les devoirs et les dossiers, mais qu'importe, il y a ce grand air, il y a cette effervescence autour de moi, ces questions et cette envie que j'ai de me croire avant. Alors je savoure, je redeviens celle que vous avez toujours connue dans tous ses excès et qui n'attend plus le soir d'être dans sa chambre pour se cacher. Alors à nouveau, tout va pour le mieux, les repères reviennent si vite qu'ils étaient partis, les moments merveilleux défilent dès que sont passées les retrouvailles et nous voilà 'comme avant', comme si rien n'avait changé. Puis vient le départ, accompagné de sa nostalgie, son malaise, et le tourbillon nous reprend ... Mais, en parlant un peu, les langues nouvelles se délient vite, et moi qui me sentait si seule, je me rends compte que c'est pareil pour tout le monde ... et que comme on est dans le même panier, autant faire en sorte de faire connaissance, et de s'entraider. Alors, tout s'arrange doucement, les repères arrivent lentement, et quelques coups de téléphones ou sms rappellent, que là-bas, si près et pourtant si loin, là-bas tout continue, on n'est pas mis dans un tiroir, non, on attend juste le week-end avec impatience, comme si c'était la fin des vacances, et qu'on allait se revoir au lycée, au studio, ou chez l'un ou chez l'autre.

Cette victoire sur le temps, je l'appellerai l'adaptation, ou l'habitude, ou je ne sais quel nom donner à cette victoire, qui ne place pas le temps comme adversaire mais le transforme en adjuvant, et qui se présente comme un allié ...
]

o Même si je sais, Gwaya'v.
Il y a des choses que l'impitoyable temps semble épargnées, pourtant.

# Online seit Montag, 07. September, 2009 um 15:53